L’homme qui voulait être un arbre

 

D’après le journal de Jules RENARD, Bucoliques et Histoires naturelles
De et avec Catherine Sauval 

Du lundi 26 septembre 2016 au lundi 26 décembre 2016

THÉÂTRE DE POCHE MONTPARNASSE

75, bd du Montparnasse
75006 PARIS

Enfant mal aimé, neurasthénique à l’humour rosse, d’une cruelle lucidité sur les autres et sur lui-même, écartelé entre son orgueil « à dépasser l’Arc de triomphe » et sa timidité maladive, conscient de sa valeur et assailli de doutes, frère des arbres et des nuages, amoureux de la Lune, plume des animaux, des humbles, poète n’aspirant finalement qu’au silence, Jules Renard nous livre, par-delà son talent, son humaine faiblesse – la nôtre – et par là même nous aide à vivre.

Scénographie et création lumières : Philippe LAGRUE
Costumes et musique : Catherine SAUVAL
Coréalisation : Bouquet de chardons et Théâtre de Poche-Montparnasse
En partenariat avec France 3 et A Nous Paris

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Le Journal de Jules Renard sur France Inter

Ça peut pas faire de mal (23.01.16)

 

La gloire, le talent et le génie furent les obsessions constantes de Jules Renard , l’auteur de Poil de carotte évidemment, mais surtout d’un Journal bouleversant que nous allons lire ce soir…

Né en 1864, Jules Renard grandit dans la Nièvre, à Chitry, une ville dont il sera longtemps le maire. C’est le petit dernier de la famille, l’enfant de trop, qui a des rêves d’artiste. Alors il monte à Paris, passe son bac, épouse Marinette et commence à écrire dans les journaux. Très vite, il se fait un nom et côtoie le beau monde : Sacha Guitry, Sarah Bernhard, Léon Daudet, Edmond Rostand et tant d’autres. On aime son ironie et sa répartie qu’il exerce chaque jour en public, mais on connaît moins sa tendresse, celle qui est si présente dans un carnet tenu secret jusqu’à sa mort, en 1910…

Pendant 20 ans et presque mille pages, Jules Renard réfléchit à la vie, à l’amour, l’amitié et la littérature. Drôle et désespéré, féroce et enthousiaste, l’écrivain exprime là tout ce qu’il ne dit pas aux autres, tout ce qu’il ne dira jamais. Il se révèle, enfin, tel qu’il est : pétri de doutes.

« Ne pas se tromper aux figures hautaines et silencieuses : ce sont des timides », dira-t-il en parlant de lui.

Avec les voix de Sacha Guitry, Michel Bouquet , Michel Tournier, Jeanloup Sieff (archives INA)

Programmation musicale

Benjamin Biolay et Vanessa Paradis, « J’ai ta main »
Serge Reggiani, « Journal »
Agnès Bihl, « Des gens qui doutent »

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